October 28, 2017

December 28, 2016

December 28, 2016

Please reload

Posts Récents

Pratiques à risques

December 28, 2016

1/4
Please reload

Posts à l'affiche

Il n’y a pas de hasard

28/10/2017

Dans l’après-midi du 27 octobre, après quelques semaines de pose dans sa lecture, je reprends le « livre des tables » de Victor Hugo. Comme à l’accoutumée, je savoure les expériences de tables tournantes qu’il a soigneusement répertoriées dans les quatre cahiers(1).

 

Je me souviens alors, que nos invités du soir avaient émis le souhait de participer à une séance de ouija en notre compagnie. Malgré leur mauvaise nuit précédente et leur fatigue du trajet, nous répondons favorablement à leur demande. D’aucuns mous l’auraient déconseillé, mais comme à notre habitude, la confiance en nous et en nos guides élimine peur et doute.

 

Un inconnu se présente. Son message est incompréhensible, mais il nous quitte, emportant avec lui nos prières, non sans nous dire un « MERCI ».

Malgré la réception de quelques autres messages d’encouragement, il faut bien reconnaitre la pauvre qualité de la communication, avec des balbutiements sans cohérence. C’est l’hésitation et l’incompréhension des écrits d’un des intervenants qui nous a le plus troublé (modérément, tout de même). Nous sommes désolés pour nos convives et leur expliquons que cela arrive parfois et qu’il ne faut pas se laisser prendre au piège du doute. Nous mettons ce très relatif « échec » sur le compte de la fatigue.

 

Le lendemain matin, je reprends l’ouvrage de Victor Hugo et c’est là que prend tout son sens le terme « il n’y a pas de hasard ». Je tombe immédiatement sur le récit de la communication du 21 janvier 1855(2) :

     Victor Hugo : Qui est là ?
     - d i p i m o l l i m o n l e l g
     - Parle intelligiblement.
     - affamœ
     - Qui que tu sois, parle clairement
     - cecd

     etc…
     (Une heure et 5 minutes plus tard, la séance est close, sans succès.)

 

Un immense soulagement m’envahit alors, car je découvre que même les plus expérimentés du spiritisme(3) connaissent ce genre de communication sans cohérence. Et je ne manque pas de partager ma satisfaction avec nos invités.

 

Ce qui ressemblait à un ouija décevant s’est transformé en ouija enseignant.

Et comme toujours, il y a des leçons à retenir. Le résultat dépend de tous les acteurs. La fatigue n’empêche pas la communication, mais il est préférable d’être en pleine forme psychique et physique.

 

… Et l’humilité doit entourer l’égo.

 

  1. « Le livre des tables. Les séances spirites de Jersey ». Edition de Patrice Boivin, chez « Folio classique »

  2. Quatrième cahier, page 511.

  3. Victor Hugo a commencé ses séances de spiritisme le 11 septembre 1853, soit 16 mois avant.

Please reload

Retrouvez-nous
Please reload

Rechercher par Tags
Please reload

Archives
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square