Regard d'un spirite autodidacte...

 

... sur le spiritisme

Pourquoi cette pratique est-elle si dérangeante pour l'homo sapiens du XXIème siècle ?
Pourquoi, alors que très répandue dans le monde, elle produit tant de silence, de distance, de crainte, de rejet, de dédain, voire de mépris à sa seule évocation ?
Serait-ce la volonté de nos décideurs politiques, financiers, religieux ou scientifiques, de nous figer dans l'inculture, depuis la nuit des temps ?
Ne serait-ce pas tout simplement l'ignorance qui serait à l'origine de ce malaise face à l'évocation des contacts avec l'au-delà ?

Pourtant, avec un peu d'étude sérieuse de "la chose", sans parti-pris, sans à priori, on comprend rapidement que croire en la survivance de l'âme n'est pas une gageure, et que le spiritisme réconcilie les hommes, quelques soient leurs croyances. Il nous invite même à renouer avec l'esprit de solidarité et d'humanisme. Ce n'est pas tomber dans un quelconque sectarisme que d'admettre qu'il nous renvoie aux vraies valeurs de l'humanité que l'on nommait les vertus.

J'aime citer ces quelques mots, attribués à Marianne Williamson :

« Rien ne vous emprisonne, excepté vos pensées,
rien ne vous limite, excepté vos peurs,
rien ne vous contrôle, excepté vos croyances. »

En vérité, nous avons tous le libre choix : celui de nous satisfaire de notre éducation, de nos connaissances et de nos croyances ou celui de chercher à donner un sens à la vie.

Il faut un certain amour de l'indépendance pour s'aventurer librement vers l'inconnu ; surtout dans le domaine de la spiritualité, terrain si propice au conformisme et à la soumission.
Cela demande, certes, une pincée de curiosité et beaucoup de courage mais aussi de la distance avec tout dogmatisme, de l'audace, de la persévérance et surtout, beaucoup d'humilité car le spiritisme nous renvoie à ces notions d’éternité et de responsabilité morale, refoulées par la pensée matérialiste.

Si le plus court chemin vers le vrai savoir restera toujours l'expérience, il est parfois bon de s'appuyer sur celles de nos prédécesseurs, ne serait-ce que pour éviter leurs erreurs et y puiser de la motivation.
Ainsi Allan KARDEC et ses ouvrages sur le spiritisme, Victor HUGO et ses expériences vécues en exil à Jersey (Le livre des tables), Chico XAVIER et sa vie exemplaire, pour ne citer qu'eux, ont influencé mes orientations spirituelles. Pour autant, je les vénère moins que mon indépendance vis à vis d'eux.

Le spiritisme n’est pas un but en soi, mais un moyen pour débroussailler les sentiers épineux de nos connaissances sur la réalité de la vie. Reste que parfois, on s’étale dans les ronces. Il nous faut alors comprendre pourquoi, et c’est bien là toute la difficulté : accepter que ce que nous percevons comme un châtiment ou une injustice, ne trouve sa cause que dans notre passé, nos actes et nos intentions.

Pour beaucoup, cette pratique sert d’abord à recevoir des messages de leurs défunts, quel que soit le canal, et en premier lieu grâce aux médiums. Et si la communication spirite permet de contacter des êtres chers, passés de l’autre côté du voile, alors le respect s’impose et l’ironie n’a pas sa place dans ce dialogue. Comment ne pas savourer ces moments de retrouvailles entre une mère et un père qui croyaient leur enfant à jamais parti vers les étoiles ou dans un inconcevable néant ?

le spiritisme apporte également des réponses sur les véritables raisons de notre présence sur terre. Selon son codificateur Allan KARDEC (celui-là même qui en a inventé le mot) : « Le but essentiel du Spiritisme est l’amélioration des hommes ».

Avec un peu d'expérience et beaucoup de simplicité, par des techniques diverses (ouija, écriture automatique, pendule, etc.) nous pouvons dialoguer avec nos "guides". Ils sont pour nous, non seulement des accompagnateurs aimants, mais aussi une infatigable escorte spirituelle, prête à nous soutenir en toute occasion.
Cette connexion nous permet de mieux nous connaitre, mais surtout de lever le voile sur une facette de notre véritable demeure, si longtemps ignorée par la science, occultée par les dirigeants et galvaudée par les religions.
À la suite de ses années de recherche, Allan KARDEC en déduit ceci dans son ouvrage "Le ciel et l’enfer" :
« La doctrine spirite change entièrement la manière d’envisager l’avenir. La vie future n’est plus une hypothèse, mais une réalité ; l’état des âmes après la mort n’est plus un système, mais un résultat d’explications. »

Par l’espoir affiché dans les messages des guides et des maîtres, nait ce que le mental nomme "certitude" et que la conscience appelle "foi" ; rien à voir avec les croyances, d’où qu’elles viennent.
Ils font naître en nous, une indicible volonté d’évolution qui mijotera longtemps, silencieuse, efficace, patiente.

Quand la religion débat avec la science, c'est le doute qui joue le rôle d’arbitre. Le spiritisme propose alors une troisième voix, une autre voie. Il ne s'agit plus de se laisser enfermer dans un système dogmatique excluant l'idée même que rien ne peut exister en dehors de son cadre de pensée. Nous comprenons qu’il n’y a ni coïncidences, ni hasard, mais la réalisation de ce qui est mis en place par nos intentions, nos pensées et nos actes, au cours des temps. Accordons-nous un regard objectif sur notre véritable projet spirituel. Bannissons l’amusement, la curiosité, l’ambition, l’envie, la colère, le mépris, la rancœur, l’irrespect, la haine, la vengeance. Pratiqué avec une intention noble de progrès spirituel et moral, le spiritisme apporte également le réconfort, la certitude d’être important, non pas aux yeux des humains, ce qui serait de la vanité, mais au regard de la vie elle-même. Il permet à l’homme d'entrevoir sa véritable place dans l’univers, pas celui des atomes et des étoiles, mais celui de l’amour et de la création.
Gardons-nous de l'orgueil, capitaine de notre égo. Cultivons l’amour du vrai.

S’adonner au spiritisme, c’est offrir une partie de soi pour remplir une mission secrète personnelle, mais espérer de sa pratique une  apparente mise en valeur est le plus sûr chemin vers le doute, l’erreur, les troubles, les obstacles, les désagréments et surtout l’incompréhension. Sachons que chaque communication spirite est toujours porteuse d’enseignement, même quand elle apparait sans intérêt, gâchée ou échouée. (J’ajouterai même, surtout dans ces cas). Mais pour l'appréhender, il faut savoir scruter au-delà du regard que nous portons sur notre propre individualité. Il faut apprendre l'humilité.

Que vous soyez athée, sceptique, croyant, ou simplement curieux, si vous lisez ces lignes, ce n’est évidemment pas un hasard, même si vous n’en êtes pas encore tout à fait convaincu. C’est probablement aussi parce que le spiritisme vous pousse à la réflexion ou vous tente. Peut-être avez- vous suffisamment approfondi vos connaissances sur cette "science de l’au-delà" pour en connaître le nécessaire et suffisant ? Peut-être avez-vous déjà vécu des expériences, heureuses ou malheureuses ? Peut-être êtes-vous attiré par la pratique ? Quoi qu’il en soit, je retiendrai cette formule, attribuée à EINSTEIN :
« La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information. »

Alors, que la souveraineté spirituelle soit à l'honneur
et nous serons Rois parmi les Rois.

212462 visites Dernière modification : 17/04/2024 à 07:39
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Votre commentaire

28/09/2023 17:20:14
OUÏ-DIRE, PLUS DANGEREUX QUE OUIJA ! (*) Constater qu'il y a autant de techniques et de styles que de cercles spirites éloigne du concept de fédération autour d'une charte ou d'un dogme qui auraient les préférences d'une hiérarchie autoproclamée. Ainsi, la liberté de chacun mène à des expérimentations variées, déliées de principes unifiés. Le libre arbitre de chacun (ici et là-bas) est respecté et s'il en découle des erreurs ou des échecs, ils ne sont que l'apparence des leçons qui s'apprennent par l'expérience. (*) Expression aimablement partagée par Sylvie Chevalerias.